Abel Bonnard,
Revue des Deux Mondes
“ On y voit encore des arbres rares, des pins blancs dont les branches d’argent serpentent et s’écaillent dans une verdure ternie, près d’un poirier sauvage auquel se pendit le dernier empereur Ming, et qu’on a chargé de chaînes pour le punir d’avoir prêté au souverain ce mauvais office. La colline porte sur sa crête, comme des vaisseaux sur la vague, cinq kiosques qui datent des Ming, démeublés, délabrés, ruineux, mais que parent encore des toits célèbres parmi les Chinois pour les nuances de leurs tuiles, qui semblent fondre dans le ciel et varier avec les heures. ”
