Jean-Baptiste Du Halde, Description de la Chine
“ C’est alors que cet ingrat fait connaître à tout l’empire le degré de faveur où il est monté. Il prend hardiment la balance en main, et décide sans hésiter de la vie ou de la fortune des uns et des autres. Punitions, grâces, tout vient de lui, comme s’il n’y avait plus d’empereur. Il détruit l’un, il élève l’autre : il n’y a que ses créatures en place : tous ses officiers grands et petits sont à lui, et s’empressent à l’envi de devenir ses confidents. Voilà le favori devenu maître : l’empire ne manque point d’en souffrir. ”
