Évariste Huc

Évariste Huc

Résumé

Portrait de Évariste Huc Évariste Huc L’Empire chinois

Depuis le lac Pou-yang jusqu’à Nan-tchang-fou, capitale de la province du Kiang-si, le pays que nous parcourûmes, pendant deux jours, n’était, pour ainsi dire, qu’un désert, où l’on trouvait à peine, de loin en loin, de misérables cases en roseaux, et quelques lambeaux de terre à moitié cultivés par de pauvres paysans. Au point de vue du confortable et de la civilisation, rien de plus triste, de plus désolant : l’œil n’apercevait de toute part que de vastes prairies où croissait péniblement une herbe jaunâtre calcinée par le soleil, et qui tombait en poudre sous nos pas.
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Portrait de Évariste Huc Évariste Huc L’Empire chinois

L’immense population de la Chine, la richesse de son sol et la variété de ses produits, la vaste étendue de son territoire et la facilité des communications par terre et par eau, l’activité de ses habitants, les lois, les mœurs publiques, tout semble se réunir pour rendre cette nation la plus commerçante du monde. De quelque côté qu’un étranger pénètre en Chine, quel que soit le point qu’on visite, ce qui frappe avant tout, ce qui saisit d’étonnement, c’est l’agitation prodigieuse de ce peuple, que la soif du gain, que le besoin du trafic tourmentent sans cesse.
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Portrait de Évariste Huc Évariste Huc L’Empire chinois

« Avant le chaos qui a précédé la naissance du ciel et de la terre, un seul être existait ; immense et silencieux, immuable et toujours agissant : c’est la mère de l’univers. J’ignore son nom, mais je le désigne par le mot Raison... L’homme a son modèle dans la terre, la terre dans le ciel, le ciel dans la raison, la raison en elle-même. » La morale qu’il professe est digne de ce début. Selon lui, la perfection consiste à être sans passions, pour mieux contempler l’harmonie de l’univers.
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