Charles Richomme, Contes chinois, précédés d’une Esquisse pittoresque de la Chine
“ Kao-yao, et vous tous, dispensateurs de ma justice souveraine, si vous croyez Koueï coupable, quel châtiment doit-on lui infliger ? Une multitude immense venait d’envahir la vaste cour au fond de laquelle s’élevait le trône impérial sous un hangar fait de bois et de terre. Le silence le plus profond régnait au milieu de la foule, lorsque le grand-juge dit d’une voix haute, mais tremblante : « L’Empereur doit condamner Koueï au supplice de la cangue, à la confiscation et à l’exil : Koueï a proféré des paroles maudites contre le divin Chun. Qu’il soit puni, car il est coupable. » ”
