Résumé

Résumés historiques sur la Perse moderne… (1843)

En général, le Chinois sacrifie à la bienséance, au respect humain ; il sait se contenir en public. La raison si peu puissante ailleurs, a le plus grand empire sur ses sens : il sait retenir sa colère, réprimer son impatience, faire trève à la passion, quand il est nécessaire. Il ne laisse pas d'être vindicatif et même cruel dans ses vengeances, mais il diffère la satisfaction de l'offense qu'il a reçue, il patiente, il dissimule, comme s'il était insensible. Quand l'occasion se présente
de perdre l'agresseur, il la saisit avec chaleur et se venge aussitôt qu'il en trouve les moyens.
Source : Gallica

Résumés historiques sur la Perse moderne… (1843)

C'est
une opinion généralement établie à la Chine, qu'un empereur doit s'occuper tout entier des intérêts de l'état,
que la première charge de sa condition est de veiller sans relâche au bonheur de ses peuples, qu'il n'est si élevé au-dessus des autres hommes que pour leur donner les plus grands exemples de toutes les vertus civiles et morales, Or, si l'empereur veut régner avec autorité, il doit se conformer en tous points à ce louable préjugé des Chinois, les gouverner avec douceur, ne point les fouler ni les tyranniser, chercher au contraire, par tous les moyens, à s'en faire aimer.
Source : Gallica

Résumés historiques sur la Perse moderne… (1843)

L'homicide volontaire est puni par la corde où par le glaive. Le premier supplice passe à la Chine pour moins flétrissant que l'autre. La corde y est le supplice ordinaire des gens de qualité, qui se font toujours conduire au lieu de l'exécution dans leurs chaises, à moins que par une faveur insigne, l'empereur ne leur envoie un cordon de soie en leur permettant de s'étrangler eux-mêmes, ce qui arrive quelquefois. Les Chinois ont attaché une grande idée d'infamie au second ; ils regardent comme honteux pour un mourant, de ne point conserver son corps aussi entier qu'il l'a reçu de la nature.
Source : Gallica

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