“ Dans le moyen âge, Samarcande, toujours visitée par les caravanes de l’Occident, vit s’établir au Nord une autre route, qui se prolongeant du Volga à l’Indus, facilitait aux peuples de race Slave la jouissance des riches produits asiatiques. Les arts et l’industrie des Arabes brillaient alors d’un vif éclat au milieu de ces contrées réputées barbares. Samarcande possédait une université célèbre qui conserva sa renommée jusqu’au dix-huitième siècle ; et dès le onzième, Avicenne étudiait Aristote dans les écoles de Bokhara. Il paraît que l’amour des combats s’alliait à la culture des lettres. ”
Samarcande
Définition et enjeux
Samarcande est une région historique et culturelle située au centre de l'Ouzbékistan, célèbre pour ses monuments inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO. Depuis l'Antiquité, elle a fonctionné comme un carrefour de routes commerciales, comme le rappellent les auteurs qui soulignent son rôle dans l'échange des richesses entre l'Occident et l'Asie.
Félix de Rocca évoque ses ruines et son réveil sous les Timourides, tandis qu'Alphonse de Lamartine met l'accent sur son destin de ville conquise et civilisée. Les textes mettent en valeur son héritage intellectuel, ses métiers et son importance stratégique, confirmant ainsi son statut de centre de l'innovation et de l'artisanat en Asie centrale.
Citations sur “Samarcande”
Félix de Rocca, De l'Alaï à l'Amou-Daria, par Félix de Rocca… (1896)
“ Samarcande se releva de ses ruines. Sous le sultan Baber, dernier rejeton de la dynastie timouride et fondateur de l'empire mogol dans l'Inde (1483-1530) , Samarcande ne comptait plus que 150 000 habitants. Vue, de l'esplanade, Samarcande laisse une impression grandiose, inoubliable. L'imagination prend son vol à travers les siècles et cherche, à reconstituer l'ancienne Maracanda, une des plus vieilles cités du inonde, qui a vu se dérouler des événements remontant jusqu'aux temps les plus reculés. ”
Anonyme, Les Mille et Une Nuits
“ Seigneur, repartit le crieur, la chose est connue et avérée dans toute la ville de Samarcande ; et sans aller plus loin, interrogez tous les marchands qui sont ici rassemblés, vous verrez ce qu’ils vous en diront, et vous en trouverez qui ne vivroient pas aujourd’hui, comme ils vous le témoigneront eux-mêmes, s’ils ne se fussent servis de cet excellent remède. ”
Edward Gibbon,
Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain
“ Avant l’invasion des Sarrasins, Carizme, Bochara et Samarcande étaient des villes riches et peuplées, sous le joug des pasteurs du Nord. Elles étaient environnées d’une double muraille, et le mur extérieur renfermait les champs et les jardins appartenans au district de la ville. Les négocians de la Sogdiane fournissaient toutes les marchandises dont l’Inde et l’Europe avaient besoin, et c’est des fabriques de Samarcande que s’est répandu en Occident cet art inestimable qui transforme le linge en papier. ”
Résumés historiques sur la Perse moderne… (1843)
“ La ville de Samarcande est située sur une rivière et dans une vallée qui portaient anciennement le nom de Sogd, d'où la Sogdiane des anciens avait tiré le sien, et qui portent aujourd'hui celui de Kouvan ; elle fut la capitale du vaste empire établi par Timur ou Tamerlan ; on y voit encore son tombeau en jaspe. Bien déchue de son ancienne splendeur, elle possède encore, dit-on, cinquante mille habitans. ”
Alphonse de Lamartine,
Les grands hommes de l'Orient…
(1865)
“ Un million de ducats d'or racheta la vie du peuple. Le gouverneur et la garnison de la forteresse subirent la mort pour avoir retardé de quelques heures la fortune du conquérant. Les lettrés, les religieux, les artistes, les ouvriers consommés dans la fabrication des armes furent envoyés en masse à Samarcande pour civiliser, dans la Tartarie, ce même Orient que Timour ravageait dans la Mésopotamie. Mais ici, comme à Alep, la politique du fondateur de Samarcande fut éludée par la férocité de ses soldats. ”
“ Jeune étranger que personne ne connaît dans cette ville, et qui vivait dans une mosquée des aumônes que nos ministres te donnaient chaque jour, as-tu perdu le jugement jusqu’à t’imaginer que tu demeureras tranquille possesseur d’une dame qui a été l’épouse de Taher ? Le fils du plus riche marchand de Samarcande verrait une femme qu’il aime et qu’il a eut reprendre, entre les bras d’un malheureux dont la naissance basse est peut-être le moindre défaut ! Rentre en toi-même et te rends justice. ”
Alphonse de Lamartine,
Les grands hommes de l'Orient…
(1865)
“ Son armée, sa cour, ses esclaves, ses femmes, ses troupeaux, ses trésors, ne purent traverser le fleuve aussi vite que lui. Une nation entière tomba et devint le butin de l'armée de Timour. Le khan s'en appropria l'élite. Les plus belles des captives furent triées pour orner son harem de Samarcande ; six mille jeunes gens choisis à la beauté du corps et à la grâce du visage furent réservés pour le service intérieur de ses palais. Chaque émir eut sa part, chaque soldat sa dépouille dans cette distribution des trésors, des troupeaux et des esclaves. ”
Hippolyte de Chavannes de La Giraudière, Conquêtes en Asie par les Mogols et les Tartares… (1855)
“ TAMERLAN. 203 Indes. Il reprit le chemin de sa capitale, et ne mit que deux mois et demi à franchir avec son armée et ses bagages la distance qui sépare Samarcande des sources du Gange. Il ne faut pas perdre de vue que les écrivains mahométans considèrent cette campagne, non comme une guerre de conquête, mais comme une guerre sainte entreprise dans un but religieux; aussi donnent-ils constamment le nom de martyrs à ceux qui périrent dans cette expédition. ”
“ Je croyais, répondit Couloufe en jetant loin de lui le paquet et les sequins, que la justice, la bonne foi et la religion régnaient à Samarcande, surtout depuis qu’Usbec-Kan est parvenu à la Tartarie ; mais je m’aperçois que je me suis trompé, ou plutôt qu’on trompe le roi. Il ne sait pas que, dans la ville même où il fait son séjour, on veut tyranniser les étrangers. Quoi donc, j’arrive à Samarcande, un marchand s’adresse à moi, m’invite à dîner chez lui, me caresse, me fait épouser une dame suivant les lois ”
Collin de Plancy,
Dictionnaire infernal/6e éd., 1863
“ Si c’est un conte, toutes les autres traditions peuvent lui survivre ; mais si ce récit est fondé lui-même sur une tradition historique plus ou moins vraie, nous y voyons les zingarris à l’état de peuple, établis dans Samarcande à une époque de la vie de Timour où il n’avait pas encore envahi l’Inde. D’un autre côté, si les zingarris réunis en Occident étaient les débris fugitifs du peuple égorgé à Samarcande, comment ont-ils eux-mêmes laissé ignorer ce malheur de leur race, au lieu de s’en servir pour exciter la sympathie ? ”
Félix de Rocca, De l'Alaï à l'Amou-Daria, par Félix de Rocca… (1896)
“ Mais voilà que, le rideau d'arbres se raréfie peu à peu et disparaît bientôt : nous sommes à 40 verstes de Samarcande. à la station de Kamenni-Most. Après ce Pont de pierre, brusquement nous entrons dans la steppe nue, qui succède sans transition à l'oasis. Là, plus d'ombrage, mais l'implacable soleil du désert. Le ciel est chauffé à blanc, les chevaux et la voiture soulèvent des tourbillons de poussière fine et aveuglante, qui irrite les poumons, sèche le gosier et cause une soif ardente. ”
Gabriel Bonvalot,
En Asie centrale
“ A Samarcande, en effet, on déjeune à l’ombre des mûriers, et à Djizak on rôtit.Par la passe de Kouhi-Kabra de 3,430 mètres, nous descendons dans une vallée parallèle à celle du Djijik ; la neige est amassée dans les gorges ; une population misérable grelotte devant des tanières carrées qui s’étagent à la file, et vues de face semblent s’emboîter l’une dans l’autre. Trois murs de pierres superposées sans mortier, accotées au flanc d’un contre-fort, avec des nattes éraillées comme toiture et comme porte, tel est le gîte de toute une famille. ”
Eugène-Melchior de Vogüé,
Spectacles contemporains
(1891)
“ Timour fit de Samarcande une Rome artistique et savante, au sens que comportent ces mots en Orient; on y vint longtemps chercher, de toute l'Asie, les lumières de la vraie foi, les leçons d 'art, de mathématiques et de sciences occultes. Ayant le goût du grand, il le porta en tout, jusque dans la cruauté, qui est en ce pays l ordinaire condition du pouvoir souverain. ”
Collin de Plancy,
Dictionnaire infernal/6e éd., 1863
“ Il existe à Samarcande de nombreuses familles de zingarris, les uns lutteurs, les autres gladiateurs, d’autres redoutables au pugilat, ces hommes avaient de fréquentes discussions, et il en résultait de fréquentes batailles. Chaque bande avait son chef et ses officiers subalternes. La puissance de Timour les remplit de terreur, car ils savaient qu’il était instruit de leurs crimes et de leurs désordres. Or, c’était la coutume de Timour, avant de partir pour ses expéditions, de laisser un vice-roi à Samarcande ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Tout même nous porte à l’imaginer. Samarcande est encore une ville considérable, dont la position est des plus heureuses, pour faire le commerce de la grande Tartarie, des Indes, & de la Perse. Elle ne manque de rien pour sa subsistance ”
Eugène Lassalle,
L'Opérette française en Asie centrale…
(1891)
“ C'est ainsi que huches et cahotés nous prîmes le galop vers le premier relais de poste. A une quinzaine de verstes de Samarcande il s'agit de traverser cinq ou six bras d'une rivière appelée Zerafchane qui serpente entre deux montagnes. L'eau, à cette époque de l'année, n'était pas assez haute pour qu'on eût besoin de nous transporter sur des arbas aux roues plus élevées, mais assez cependant pour voir nos malles trempées à plusieurs reprises dans le courant rapide, et nous-mêmes sur le point de ressentir la fraîcheur d'un bain de siège improvisé. ”
Galland, Les Mille et Une Nuits
“ Il choisit pour cette ambassade son premier visir [1] , qui partit avec une suite conforme à sa dignité, et fit toute la diligence possible. Quand il fut près de Samarcande, Schahzenan, averti de son arrivée, alla au-devant de lui avec les principaux seigneurs de sa cour, qui, pour faire plus d’honneur au ministre du sultan, s’étoient tous habillés magnifiquement. Le roi de Tartarie le reçut avec de grandes démonstrations de joie, et lui demanda d’abord des nouvelles du sultan son frère. Le visir satisfit sa curiosité ; après quoi il exposa le sujet de son ambassade. Schahzenan en fut touché. ”
Eugène-Melchior de Vogüé,
Spectacles contemporains
(1891)
“ Jusqu'à nos jours, les successeurs de Timour ont fait de leur mieux pour l'imiter ; s'ils ne l'ont pas égalé, c'est qu'ils ne massacraient que dans la mesure de leur puissance. Que l'homme a peu changé sur ce coin de terre! L'annaliste persan Mirkhond nous fait connaître comment on y vivait au temps des Samanides, les émirs qui se disputaient Samarcande au ixe et au xe siècle. ”
Félix de Rocca, De l'Alaï à l'Amou-Daria, par Félix de Rocca… (1896)
“ De Samarcande, Alexandre, se dirigea vers le fleuve Yaxarte par le défilé désigné aujourd'hui sous le nom de Porte-de-Tamerlan, au débouché duquel se trouve Dizakh. Ici la route se bifurque : d'un côté elle aboutit au désert s'étendant jusqu'aux rives de l'Yaxarte ; de l'autre elle côtoie le versant septentrional de la chaîne du Turkes-tan et mène à Khodjent. Alexandre choisit la seconde direction, le long des montagnes où l'on pouvait se procurer de l'eau et des aliments. ”
Félix de Rocca, De l'Alaï à l'Amou-Daria, par Félix de Rocca… (1896)
“ Sur la rive opposée, s'étend l'antique Sogdiane, qui va se prolongeant jusqu'à l'autre grand fleuve qui est l'Yaxarte, le Sir-Daria. La Sogdiane. faisait partie de la Transoxiane, qui touchait au Miankal, au Kechem, à l'Osrouchna, et aux ramifications occidentales du Tian-chan. Elle avait pour capitale d'abord Maracande (plus tard Samarcande) , puis Boukhara à partir de l'émir Ismaïl, celèbre samanide (IXe siècle) , et enfin de nouveau Samarcande sous le regne de Timour le Boiteux (XIVe siècle) . ”
Alphonse de Lamartine,
La Jérusalem délivrée
(1841)
“ Tous deux veillent réciproquement à leur vengeance et à leur salut. Odoard immole l'audacieux Artaban, roi du Bécan. Alvante ose frapper sa chère Gildippe, il le renverse sans vie. Celle-ci fend la tête d'Arimont, qui vient d'atteindre Odoard. Tandis qu'ils promènent le massacre parmi les Persans, le roi de Samarcande fait des Chrétiens un carnage plus affreux encore. Partout où il pousse son coursier, partout où il porte le fer, il tue, il abat cavalier ou fantassin. ”
Alphonse de Lamartine,
La Jérusalem délivrée
(1841)
“ « Cruel, s'écrie-t-elle, l'hor-» rible vue des flots furieux aura donc pour toi plus de » charmes que ma beauté ! Tu préférés le poids des armes » au doux fardeau de ce fils qui sourit à tes caresses ! » Il est roi de Samarcande, mais la couronne n'est pas ce qui le fait le plus remarquer. Habile dans l'art de la guerre, il unit à une noble audace une force extraordinaire que les Chrétiens ont eu raison de redouter jusqu'alors, mais dont bientôt, hélas ! ils feront la fatale expérience. Ses soldats, couverts de cuirasses, ont un glaive à leur côté et une massue à l'arçon de leur selle. ”
Arthur de Gobineau,
Nouvelles asiatiques (Nouvelle édition…
(1913)
“ Depuis dix ans je mène ce genre de vie et jamais je n'ai eu sujet de m'en repentir. Vous avez peut-être remarqué quelquefois un grand garçon de bonne mine avec lequel je suis généralement associé dans nos marches. C'est un boulanger de Kaboul qui a, de même que moi, la passion des voyages. Pour la huitième fois il suit cette route-ci et il retourne dans l'Afghanistan avec la ferme résolution de partir immédiatement pour le nord de l'Inde et, de là, visiter Kachemyr, Samarcande et Kashgar. ”
Hippolyte de Chavannes de La Giraudière, Conquêtes en Asie par les Mogols et les Tartares… (1855)
“ Tamerlan revint alors à Samarcande, sa capitale, pour laisser" à ses troupes le temps de se - reposer de leurs fatigues. Il avait résolu d'y demeurer un an; mais au bout de trois 'mois son inaction commença à.lui peser tellement, qu'il donna l'ordre de réunir son armée, partit en avant pour Balk avec les troupes qu'il avait sous, la main, et établit son camp dans les environs de'cette; ville. ”
Eugène Lassalle,
L'Opérette française en Asie centrale…
(1891)
“ Le soir nous donnions notre dernière représentation et nous partions le lendemain emportant un excellent souvenir de cette petite ville habitée par un public peu nombreux, mais d'une obligeance et d'une amabilité parfaites. Nous passons, pendant la nuit, la station de Boukara où nous ne devons nous arrêter qu'au retour et le 31 Mars nous arrivons à Samarcande. Là, du moins, nous pourrons enfin trouver des hôtels qui nous reposeront de notre wagon-dortoir, où nous venions de passer huit jours, privésde la possibilité de nous déshabiller et par conséquent de jouir d'un repos complet. ”
Gabriel Bonvalot,
En Asie centrale
“ A notre retour, nous les admirerons à loisir. Les Afghans ne feront que toucher Samarcande; nous n'avons que trois jours pour faire les dernières emplettes, acheter des chevaux, les pelisses indispensables; il faut aussi trouver un [Pg 81] arba pour les bagages, des djigites pour nous accompagner—l'un d'eux nous servira d'interprète—il n'y a donc pas une minute à perdre. Abandonnés à nous-mêmes, nous n'aurions pas le temps de nous procurer tout cela. ”
Mohammad ibn Khāvand Chāh Mīrkhond, Histoire des Samanides (1845)
“ Après la mort de Nouh, fils d'Acad, Thalhah, fils de Thahir, confia le gouvernement de Samarcande à ses frères Iahia et Ahmed. Celui-ci était trèschaste, miséricordieux, juste et bienfaisant. Il eut sept fils : Nasr, lacoub, Iahia, Açad, Ismaïl, Ishac et Hamid (3) . Au bout de quelque temps, Ahmed, avec l'autorisation de Thalhah, accorda le gouvernement de Samarcand à son fils Nasr. En somme, pendant longtemps et durant la puissance des Thahirides, le gouvernement du Mavérannahr fut confié aux enfants d'Açad, fils de Saman, en qualité de lieutenants de ces princes. ”
La fin du Moyen-Âge. 1, La désagrégation du monde médiéval… (1931)
“ Les rares Européens qui visitèrent alors Samarcande en revinrent éblouis. Mais l'activité qui y régnait était factice : elle ne devait guère survivre à l'homme qui l'avait éveillée. Du point de vue politique, J'empire de Timour était plus fra- gile encore. Le conquérant n'avait rien fait pour en perpétuer l'unité, et, dès le lendemain de sa mort, ce fut l'émiettement et l'anarchie. Chacun de ses nombreux enfants en voulut avoir quelque morceau. ”
Hippolyte de Chavannes de La Giraudière, Conquêtes en Asie par les Mogols et les Tartares… (1855)
“ Pendant son séjour dans cette cité, une des plus opulentes de l'Asie il,ordonna , par respect pour la loi du prophète, que l'on versât dans le Tigre tout le vin qui se trouvait dans les celliers de Bagdad. Cette mesure ruina une quantité de riches négociants, qui trafiquaient avec tous les pays du monde. Selon son habitude," Tamerlan envoya à Samarcande les savants et les artistes, et c'est ainsi que sa capitale devint pendant un temps le centre intellectuel de l'Orient ,grâce à la réunion de tous lés hommes remarquables par leur science ou leurs talents qui vivaient alors disséminés en Asie. ”
Eugène-Melchior de Vogüé,
Spectacles contemporains
(1891)
“ Ces métis formant la majorité, l'on désigne habituellement sous le nom générique de Sartes les indigènes de Samarcande et des vallées voisines. Les marchands étrangers, juifs, afghans, hindous, sont en assez forte proportion oans les bazars. ”
Eugène-Melchior de Vogüé,
Spectacles contemporains
(1891)
“ La voie, horizontale depuis le rivage de la Caspienne, monte insensiblement^ nous approchons des montagnes du Ferghâna; Samarcande, assise à leur pied au nœud des vallées, est à une certaine altitude au-dessus de la grande plaine centrale. L'air, encore embrasé à Boukhara, se rafraîchit un peu, mais sans qu'un souffle l'agite; la nuit est transparente, sans un soupçon de brume qui en altère la limpidité; pas le plus petit nuage qui intercepte les rayons des myriades d'étoiles, toutes visibles dans cet ”
