Résumé

Anonyme Les Mille et Une Nuits

« Sire, lui répondit le visir, elle s’est offerte d’elle-même. La triste destinée qui l’attend, n’a pu l’épouvanter, et elle préfère à sa vie l’honneur d’être une seule nuit l’épouse de votre majesté. » « Mais ne vous trompez pas, visir, reprit le sultan : demain, en vous remettant Scheherazade entre vos mains, je prétends que vous lui ôtiez la vie. Si vous y manquez, je vous jure que je vous ferai mourir vous-même. » « Sire, repartit le visir, mon cœur gémira, sans doute, en vous obéissant ; mais la nature aura beau murmurer : quoique père, je vous réponds d’un bras fidèle. »
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Anonyme Les Mille et Une Nuits

J’étois à peine assis, que les rideaux s’ouvrirent, et me laissèrent voir la jeune dame, qui parut, à mes yeux éblouis, comme un astre rayonnant de lumière. Sa beauté étoit encore relevée par l’éclat d’une parure magnifique, et sur-tout par la richesse du collier que je lui avois vendu. La vue de tant d’attraits fît sur moi une impression si vive, que je parus un moment interdit et immobile.
» Aussitôt que la jeune dame m’aperçut, elle se leva de dessus son trône, et s’avança vers moi d’un air riant. « Seigneur Aly, me dit-elle, votre douceur et votre honnêteté me plaisent infiniment. »
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Anonyme Les Mille et Une Nuits

« On le dit bien, et avec raison, s’écria-t-il encore, qu’on ne meurt pas sans cause. Si jamais histoire a mérité d’être écrite en lettres d’or, c’est celle de ce bossu
« À ces paroles, tout le monde regarda le barbier comme un bouffon, ou comme un vieillard qui avoit l’esprit égaré. « Homme silencieux, lui dit le sultan, parlez-moi : qu’avez-vous donc à rire si fort ? » « Sire, répondit le barbier, je jure par l’humeur bienfaisante de votre Majesté, que ce bossu n’est pas mort ; il est encore en vie ; et je veux passer pour un extravagant, si je ne vous le fais voir à l’heure même. »
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