Résumé

Les mille et une nuits - Tome premier

Ah! traître, en attentant à la vie de l'objet que j'adore, ne m'as-tu pas ravi la mienne? Hélas! ajouta- t-elle en adressant la parole au sultan, croyant parler au noir, mon soleil, ma vie, garderez-vous toujours le silence? Êtes-vous résolu de me laisser mourir sans me donner la consolation de me dire encore que vous m'aimez? Mon âme, dites-moi au moins un mot, je vous en conjure.»
Alors le sultan, feignant de sortir d'un profond sommeil, et contrefaisant le langage des noirs, répondit à la reine d'un ton grave: «Il n'y a de force et de pouvoir qu'en Dieu seul, qui est tout-puissant.»
Source : Gutenberg

Les mille et une nuits - Tome premier

Seigneur, lui dit Bedreddin, les larmes aux yeux, faites-moi la grâce de me dire en quoi je vous ai offensé. - Ah! malheureux, répondit le vizir, n'est-ce pas toi qui as fait la tarte à la crème que tu m'as envoyée? - J'avoue que c'est moi, repartit Bedreddin: quel crime ai-je commis en cela? - Je te châtierai comme tu le mérites, répliqua Schemseddin Mohammed, et il t'en coûtera la vie pour avoir fait une si méchante tarte. - Hé! bon Dieu, s'écria Bedreddin, qu'est-ce que j'entends! Est-ce un crime digne de mort d'avoir fait une méchante tarte à la crème?
Source : Gutenberg

Les mille et une nuits - Tome premier

«Seigneur, lui répondit Noureddin Ali, je suis d'Égypte, né au Caire, et j'ai quitté ma patrie par un si juste dépit contre un de mes parents, que j'ai résolu de voyager par tout le monde et de mourir plutôt que d'y retourner.» Le grand vizir, qui était un vénérable vieillard, ayant entendu ces paroles, lui dit: «Mon fils, gardez-vous bien d'exécuter votre dessein. Il n'y a dans le monde que de la misère, et vous ignorez les peines qu'il vous faudra souffrir. Venez, suivez-moi plutôt; je vous ferai peut-être oublier le sujet qui vous a contraint d'abandonner votre pays.»
Source : Gutenberg

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