Élie Faure,
La roue
(1919)
“ Il est danse. Voyez sa démarche, voyez la poitrine dressée, le balancement des reins, l’émoi, l’orgueil, l’enivrement du geste, la gorge qui se gonfle, la chevelure secouée, la bouche tremblante, la lente ondulation du ventre aux moments les plus sacrés... Pardon, je bafouille... Tout cela ne s’exprime pas. Cela se vit. Rien de cela n’est séparé. Danse, architecture, peinture, poésie, sculpture, musique se pénètrent dans l’amour même par des lignes, des passages, des mouvements qu’on ne voit pas. L’amour est tout cela ensemble chaque fois que nous le rencontrons. ”
