Jeanne Leroy-Allais, Marie-Rose au couvent (1909)
“ Elle n’a cure de l’effet produit. La voix de l’orgue, les parfums sacrés, les lumières et les fleurs, l’atmosphère de piété où baigne son âme l’emportent très loin, bien au-dessus des banalités de la vie.La mère Saint-Michel lui dit parfois :— Marie-Rose, je tremble dès que vous ouvrez la bouche. Vous paraissez tellement absente.Et c’est vrai ; elle est absente. Sans souci de l’auditoire, elle chante pour elle-même ou plutôt pour Celui à qui elle s’adresse. Quand elle prononce : « O croix de mon Jésus, que veux-tu de mon cœur ? » elle interroge vraiment. ”
