Résumé

Adèle Couriard La cousine de Violette (3e édition… (1878)

J'aime grand maman, toi, Lucy, tante de Nussé, Paul, quand il est bon enfant. C'est déjà beaucoup de monde.
Violette riait. — C'est tout? dit-elle. Alors je crains qu'ils ne soient nombreux ceux que tu n'aimes pas.
— Voyons ; je n'aime pas.
— Non! dit sa cousine en l'arrêtant; à quoi bon les nommer ?
— Pour te montrer qu'il n'y en a pas tant que tu crois.
— C'est possible, observa avec douceur madame de Nussé ; mais, mon enfant, il n'y aurait qu'une personne, que c'est une de trop.
— Oh! on ne peut pourtant pas aimer tout le monde !
Source : Gallica

Adèle Couriard La cousine de Violette (3e édition… (1878)

La jeune Belfour lança à Charlotte un regard de sourde rancune qui frappa Bienvenue, puis se tournant vers la sous-maîtresse : — Est-ce tout ce que vous avez à lui dire pour ses aimables propos?
— Les vôtres ne sont pas plus excusables, repartit mademoiselle Rollin ; finissons-là.
— C'est commode, murmura Louisa avec un sourire d'ironie, très-commode d'être la favorite de mademoiselle Rollin.
— N'employez pas ce mot, répliqua celle-ci presque sévèrement ; c'est un terme beaucoup trop usité parmi vous, car il n'est ni juste ni convenable d'avoir une favorite.
Source : Gallica

Adèle Couriard La cousine de Violette (3e édition… (1878)

Bienvenue pleine de joie s'élança auprès de sa
grand'mère et l'embrassa à plusieurs reprises, puis la considéra un instant étonnée de sa pâleur.
— Ce sont les sangsues, ma chère petite, ne t'inquiète pas. Maintenant je suis beaucoup mieux et, si M. Reynier le permet, je me lèverai un moment, j'en sens le besoin.
Comme elle parlait, Paul arriva sur la pointe du pied ; mais une fois en face de son aïeule, soit qu'il la trouvât changée, soit que le récit du malaise de la nuit l'eût ému, il ne put retenir ses larmes et l'entoura de ses bras avec une sorte de passion.
Source : Gallica

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