Adélaïde Manceau

Résumé

Adélaïde Manceau Veillées d'une mère de famille… (1865)

« Dieu, qui bénis les bons enfants, s'écria la pauvre petite, en serrant la main de son frère, veille toujours sur lui, envoie-lui un ange comme au jeune Tobie, dont M. le curé nous a lu l'histoire, et fais-le revenir bientôt pour consoler not'père et not'mère.
— Dieu, qui bénis les bons parents, dit à son
tour Jacquot, fais que mon voyage puisse être utile à toute ma famille ; que, comme ce jeune Tobie dont parle ma sœur, je revienne pour adoucir le sort de mon père, de ma mère, et de c'te bonne Marie, qui voudrait les quitter par amour pour eux. »
Source : Gallica

Adélaïde Manceau Veillées d'une mère de famille… (1865)

Tout à coup le chant cesse, le roulis d'une voiture, les vociférations d'un charretier, les injures des passants, tout annonce un de ces accidents si communs dans la capitale. Le calme renaît, mais les cris et les sanglots d'une jeune fille se font entendre encore; Jacquot abandonne sa poêle et se mêle à la foule. « 0 ciel! dit la voix, mon gagne-pain, ma vielle est cassée; je vais mourir de faim sans pouvoir retrouver l'enfant bien-aimé de ma mère !
« — C'est Marie! crie Jacquot; c'est ma sœur!
— C'est mon frère! »
Source : Gallica

Adélaïde Manceau Veillées d'une mère de famille… (1865)

Ce fut les larmes aux yeux que Henri lut cette missive que lui avait présentée Charlot, et ce fut aussi les larmes aux yeux que celui-ci, en voyant l'attendrissement de son jeune maître, lui jura, en pressant sa main, de le chérir à jamais. Ah! qu'un jeune homme qui, à la place du bon Henri, ne se serait occupé que de luimême et de ses plaisirs, aurait été privé d'un bonheur pur, d'un charme ravissant ! il est si doux de sentir qu'un bon cœur nous est dévoué !
Source : Gallica

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