Comtesse de Tilière

Résumé

Comtesse de Tilière Marie ou L'ange de la terre (1841)

Le couvert est mis sur une nappe blanche comme la neige, et un bon souper, prêt à être servi, est placé près du foyer pour s'y maintenir chaud. Deux personnes se trouvent en ce moment dans la chambre, et elles paraissent presque aussi émues que celle qui est debout sur le seuil de la porte : l'une, faible et âgée, occupe le grand fauteuil près de la cheminée, où brûle un bon feu, car la froide saison exerce encore ses rigueurs ; l'autre resplendit de jeunesse, de force et de joie : c'est que son cœur bat pour une amie, et surabonde de son bonheur.
Source : Gallica

Comtesse de Tilière Marie ou L'ange de la terre (1841)

Les rayons de la grâce n'éclairaient pas en vain cette âme pure, qui n'avait encore abusé d'aucun de ses dons, et chacun admirait dans la petite Geneviève la douceur, l'obéissance, l'assiduité au travail, enfin les vertus simples et touchantes qui répandent tant de charme sur l'enfance pieuse. Marie n'était pas la dernière à observer l'heureux effet de ses soins, et elle en éprouvait une délicieuse joie; car, après le bonheur de servir Dieu, elle n'en connaissait pas de plus doux que celui d'attirer d'autres âmes à son service
Source : Gallica

Comtesse de Tilière Marie ou L'ange de la terre (1841)

Elle était presque tentée de maudire dans son cœur sa naissance trop commune ; et si le ciel n'eût déjà exaucé les ferventes supplications de Marie, peut-être en fût-elle venue à cet excès monstrueux de rougir de ses bons, de ses respectables
parents : de ceux qui la comblaient chaque jour des preuves de leur tendresse. Hélas! la dépravation du cœur a été plus d'une fois portée à ce point; mais le mépris des hommes, joint aux chàtiments célestes, sont venus tôt ou tard accabler les coupables. Comme je le disais tout à l'heure, le Seigneur eut pitié d'elle et lui épargna ce remords.
Source : Gallica

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