Résumé

Eglantines : récits moraux et amusants… (1871)

De son côté, Constant, osant à peine respirer, montait lentement l'escalier, et cherchait à deviner ce qui se passait. Quand Julie l'aperçut, elle jeta un cri à la fois joyeux et plaintif.
— Te voilà; enfin, te voilà, mon pauvre Constant !... Mon Dieu ! comme tu es pâle !...
— Et notre petite fille, Julie ?
La malheureuse mère ne put que tendre à son mari l'enfant qui n'avait pas quitté ses genoux, et elle se mit à pleurer.
L'ouvrier, tout à l'espoir qui lui revenait, s'écria presque avec bonheur :
— Soyez béni, Seigneur! notre chère Marie vit encore !
Source : Gallica

Eglantines : récits moraux et amusants… (1871)

Il est temps encore de faire cesser les murmures qui s'élèvent contre une aussi inconcevable liaison. Je n'ose pas te demander de le faire pour moi, Auguste : il me semble que je n'ai plus assez d'influence sur ton âme ; mais fais-le pour ma sainte mère, qui se meurt de douleur ; fais- le pour notre enfant, pour notre chère Eudoxie...
— Louise, pauvre femme, tu me brises le cœur, interrompit le jeune mécanicien. Je jure devant Dieu qui m'entend, que je t'aime toujours ; que tu es ma bonne, ma douce Louise d'autrefois...
Source : Gallica

Eglantines : récits moraux et amusants… (1871)

Madame Lesdain, cédant à l'admiration que lui inspiraient la générosité et l'abnégation de Laurence, saisit les mains de l'orpheline, et l'embrassa tendrement.
— J'aurais honte d'insister davantage, excellente amie, dit-elle. Puisque ton cœur te dicte ce devoir, reste près de ton frère, et tous les jours je prierai à ton intention, pour que Dieu lui inspire de meilleurs sentiments.
Dès lors, la bonne mère usa de tout son pouvoir
auprès de ses petites filles, afin de les consoler, et de leur faire accepter de bonne grâce le refus de Laurence.
Source : Gallica

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