Catherine Woillez, L'orpheline de Moscou ou La jeune institutrice (1897)
“ Que ne puis-je partager cette espérance! » reprit la baronne. Puis, se recueillant, elle ajouta : « En effet, je devrais prier, et j'en suis incapable. - Il suffit de votre intention, mon excellente amie ; ce Dieu si bon, si puissant, qui d'un seul regard peut changer en joie nos maux les plus cruels, ne lit-il pas jusqu'au fond de nos âmes? et nos prières, quelle qu'en soit la forme, ne montent-elles pas toujours jusqu'à lui? - Eh bien! priez-le donc pour moi pour mon époux infortuné; je vais me joindre à vous de cœur ma Juliette. » ”
