Résumé

Catherine Woillez Edma et Marguerite, ou Les ruines de Chatillon d'Azergues (1848)

Là, en présence des maux qu'il a endurés pour nous, mes chagrins s'effaçaient, ou du moins obtenaient l'allégement que ce Dieu de bonté accorde toujours au cœur qui l'invoque avec foi, avec amour. Oui, je l'ai souvent éprouvé : il n'est aucune atlliction qui ne s'adoucisse par la prière, et nulle joie qui puisse se comparer à celle que ressent notre âme en s'unissant à son Dieu.
— Tu l'emportes, mon Edma ! dit alors la baronne; le Ciel t'a choisie pour lui ramener une infortunée qui l'a oublié trop longtemps.
Source : Gallica

Catherine Woillez Edma et Marguerite, ou Les ruines de Chatillon d'Azergues (1848)

« Edma ! ma chère Edma ! veux-tu donc me
désespérer ? lui dit Mme de Senneville en la pressant sur son cœur. Est-ce au moment de la lutte que ton courage doit s'abattre ?
— Non , non, répondit la malheureuse enfant, faisant un effort sur elle-même ; mais, si près de lui, si près de cette odieuse prison , où l'honnête homme est assujetti aux mêmes souffrances, aux mêmes privations que le malfaiteur, je n'ai pu me défendre contre l'horrible peine qui me déchire. Rassurez-vous pourtant, ma tendre amie, je tâcherai désormais de renfermer mes tristes impressions, d'être plus forte enfin. »
Source : Gallica

Catherine Woillez Edma et Marguerite, ou Les ruines de Chatillon d'Azergues (1848)

Un jour cependant, c'était la fête de Pâques , Edma avait eu le bonheur d'assister à la table sainte; elle avait longtemps prié au pied de la croix, dont l'âme affligée ne s'approche jamais en vain. Se sentant beaucoup moins abattue que de coutume, elle résolut de prolonger sa promenade solitaire, gravit un coteau, et se trouva en face d'une charmante vallée tirant son nom de l'Azergues qui la parcourt, et dont les rayons d'un magnifique soleil faisaient ressortir en ce moment toutes les beautés.
Presque toujours nos sensations prennent la teinte des pensées qui nous occupent
Source : Gallica

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