Résumé

Portrait de Claude-Joseph Dorat Claude-Joseph Dorat,  Les Malheurs de l'inconstance, ou Lettres de la marquise de Circé et du comte de Mirbelle… (1772)

“ Il est certains écueils que je n'ai garde de craindre pour vous : si l'imagination y pousse, la fierté de l'ame en préserve. Avec une tête vive, vous avez un cœur honnête; l'une peut vous égarer, l'autre vous raménera toujours , je le sçais , je le crois, j'aime à le croire, & je mourrois de chagrin, si vous me forciez de penser autrement : mais, ma fille, ma chere fille, souvent les apparences ont perdu celles que leur intérieur n'accusoit point. La coquetterie est un appas empoisonné
auquel on se laisse prendre trop aisément.
”
Source : Gallica

Portrait de Claude-Joseph Dorat Claude-Joseph Dorat,  Les Malheurs de l'inconstance, ou Lettres de la marquise de Circé et du comte de Mirbelle… (1772)

“ Lui ! ah! Dieu !. c'est moi, hélas ! c'est moi seule qu'il faut priver de votre estime ; je n'y ai plus de droits, mon amant les a tous. il est fidele, je ne vois, je n'appréhende plus rien. Qu'ai-je à craindre ?
son cœur m'appartient, & le mien plus enivré que jamais ne sent le remord même qu'avec joie. Je vous effraye, accablez-moi de vos reproches; je les mérite, je ne m'en fais plus. Concevez s'il est possible quel
empire a sur mon ame le mortel charmant que j'ai cru ingrat sans cesser de l'idolâtrer.
”
Source : Gallica

Portrait de Claude-Joseph Dorat Claude-Joseph Dorat,  Les Malheurs de l'inconstance, ou Lettres de la marquise de Circé et du comte de Mirbelle… (1772)

“ Oui, oui, puisons dans notre amour une force qui le mette hors des atteintes de la société. Si votre mere, votre respectable mere, une seule fois cruelle, persiste à vouloir notre séparation : ô vous , sur qui j'ai des droits illégitimes dans nos mœurs, mais sacrés pour nous deux, vous , sans qui je ne peux plus vivre, vous que nul autre que moi
ne peut consoler, fuyons ensemble, fuyons des hommes cruels, tyranniques , qui ont des conventions au lieu de sentimens, des bienséances au lieu de vertus , & des préjugés féroces au lieu des douces lumieres de la raison.
”
Source : Gallica

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