Claude-Joseph Dorat,
Les Malheurs de l'inconstance, ou Lettres de la marquise de Circé et du comte de Mirbelle…
(1772)
“ Il est certains écueils que je n'ai garde de craindre pour vous : si l'imagination y pousse, la fierté de l'ame en préserve. Avec une tête vive, vous avez un cœur honnête; l'une peut vous égarer, l'autre vous raménera toujours , je le sçais , je le crois, j'aime à le croire, & je mourrois de chagrin, si vous me forciez de penser autrement : mais, ma fille, ma chere fille, souvent les apparences ont perdu celles que leur intérieur n'accusoit point. La coquetterie est un appas empoisonné auquel on se laisse prendre trop aisément. ”
