Gabriel Legouvé,
Le Mérite des femmes
(1842)
“ Il la voit comme un dieu que sans cesse il adore : Son cœur brûlait hier , son cœur brûle aujourd'hui Il ne sait s'il existe ou dans elle ou dans lui ; Paraissent-ils ensemble au milieu d'une fête, Son œil préoccupé ne suit que sa conquête. Vient-il chercher, sans elle, au lever d'un beau jour Le doux exil des champs, lieu plus cher à l'amour ; Chaque objet la lui rend : l'éclat des dons de Flore, C'est l'éclat de ce teint que la pudeur colore; L'azur du firmament par l'aurore éclairé , C'est l'azur des beaux yeux dont il est énivré ”
