V.-B. Colonna

Résumé

V.-B. Colonna L'art de plaire (1867)

N'est pas, crois-moi, la passion brutale Qui, t'animant d'une ardeur sans égale, Va, sans raison ni choix, t'abandonner Entre des bras que l'on peut pardonner De n'être point ce que l'on doit s'attendre De ce bonheur qui fait tout entreprendre.
Sans l'amitié l'amour est un vain nom Qui, sans attraits, ne semble plus un don, Un bien si doux qui doit de notre vie Remplir toujours la plus grande partie.
Source : Gallica

V.-B. Colonna L'art de plaire (1867)

C'est le bonheur, c'est l'amour, c'est la vie, C'est le rayon qui tous nous vivifie ; C'est la beauté qui voudrait, ne veut pas, Mais qui pourtant se jette dans tes bras Un blanc nuage a passé sur la lune, De sa lumière, à la terre commune, Pour peu d'instants obscurcit la clarté Qui fait le beau de nos nuits de l'été.
Source : Gallica

V.-B. Colonna L'art de plaire (1867)

Il attend, seul, ce qui cause sa flamme; Un bruit léger, le vent ou les échos, Tout de son cœur vient bannir le repos ; Il ne vit plus, son œil noir étincelle: « Toujours attendre, hélas ! mais viendra-t-elle ? »
Au loin un bruit a retenti soudain.
Il a tremblé, laissé tomber sa main, Son cœur bondit, son sang bout et s'arrête ; Il est tout pâle, attentif, il s'apprête
A ce bonheur qu'il rôva si souvent, Mais, ô destin !.
Source : Gallica

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