Résumé

Lemaître La Jeune fille séduite, poème.… (1811)

Dans les premiers accès de sa fougueuse ivresse, Le traître prodigua ses soins et sa tendresse.
Hélas! j'y répondois, croyant que son amour, Ainsi que mes plaisirs, croîtroit de jour en jour.
Combien je me trompois ! ce séducteur infâme Tout-à-coup se refuse aux ardeurs de ma flamme; Il s'éloigne de moi, s'arrache de mes bras, M'accable de mépris, insulte à mes appas.
En vain je lui rappelle, et mes douces caresses, Et nos transports charmans, et ses tendres promesses; Le cruel semble, hélas! avoir tout oublié.
Source : Gallica

Lemaître La Jeune fille séduite, poème.… (1811)

Où les trouver, lui dis-je avec impatience, Ces hommes que l'amour doit mettre en ma puissance?
Où le chercher surtout ce mortel plein d'ardeur, Digne de m'enflammer et d'être mon vainqueur?
A mes yeux enchantés, l'homme le plus aimable, Celui que je verrois d'un regard favorable, C'est le jeune VALMONT : je le dis, sans détour, Lui seul me semble fait pour inspirer l'amour.
Son abord est charmant, son maintien plein de grâces : Les ris semblent toujours voltiger sur ses traces : Il est vif, élégant : son langage est flatteur: Eh ! que faut-il de plus pour captiver un cœur ?
Source : Gallica

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