Lemaître, La Jeune fille séduite, poème.… (1811)
“ Dans les premiers accès de sa fougueuse ivresse, Le traître prodigua ses soins et sa tendresse. Hélas! j'y répondois, croyant que son amour, Ainsi que mes plaisirs, croîtroit de jour en jour. Combien je me trompois ! ce séducteur infâme Tout-à-coup se refuse aux ardeurs de ma flamme; Il s'éloigne de moi, s'arrache de mes bras, M'accable de mépris, insulte à mes appas. En vain je lui rappelle, et mes douces caresses, Et nos transports charmans, et ses tendres promesses; Le cruel semble, hélas! avoir tout oublié. ”
