Résumé

Achille Guibourg Mon bonnet de coton ; suivi de quelques poésies légères… (1825)

Je chante les héros qui, déposant les armes, Et le casque superbe, et les lauriers sanglans, Sous un rustique toit et dans des draps bien blancs, D'un bonnet de coton ceignent leur front auguste; Heureux d'anéantir dans le sommeil du juste Le grand homme accablé-des fatigues du jour!
Du temps où les époux s'entrenommoient m'amour, On vénéroit chez nous l'antique casque à mèche.
Pour s'en couvrir le front on n'étoit point revêche; Les femmes en faisoient porter à leurs maris, Et plus d'un couple heureux vivoit sous ses abris; Mais, hélas! aujourd'hui presque tout dégénère.
Source : Gallica

Achille Guibourg Mon bonnet de coton ; suivi de quelques poésies légères… (1825)

Tout à l'ivresse du bonheur, L'heureux amant, près de sa Rose, Ne peut exprimer son ardeur.
Muet d'amour, à peine il ose, Par ses regards peindre son cœur.
Qu'est-il besoin de dire : j'aime?
Suffit-il pas de le sentir ?
Un tendre cœur parle assez de lui-même; Il ne sait tromper ni mentir.
La voix du cœur par la bouche s'altère;
Celle qui sait parler le mieux N'est pas toujours la plus sincère.
Source : Gallica

Achille Guibourg Mon bonnet de coton ; suivi de quelques poésies légères… (1825)

Pour revenir à mon histoire, Il advint donc un beau matin, Soit pour faire oeuvre méritoire, Soit pour céder à son destin, Que, sur le sort du pauvre diable, Humainement Rose s'appitoya, Puis par degrés à l'amiable Jusqu'au pays de Tendre avec lui voyagea.
Amour bientôt fut de la fête : Les serremens et les regards - Ont fait l'aveu de sa défaite.
Soupirs, petits soins, doux égards Sont les garans de leur tendresse.
Ils méritent bien d'être heureux; Ils s'aiment avec tant d'ivresse !
Source : Gallica

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