Bonnet

Définition et enjeux

Gustave Devieu,  Le wagon littéraire : chansons et poésies fugitives (1851)

“ J'ai pour les femmes trop coquettes Des simples bonnets de velours, Mais je réserve à nos grisettes Le bonnet jaune des amours ;
Je mets le bonnet de Minerve Sur la tête des vieux troupiers ; Pour les chansonniers pleins de verve J'ai le bonnet de Désaugiers.
A cet homme avare, égoïste, Trascible, têtu, mal fait, Au cœur de pierre, au regard triste, De Tartuffe j'ai le bonnet.
Puisqu'on nous donna l'uniforme Des républicains pour nos droits.
Que le bonnet de la réforme Serve à recouvrir tous les rois.
”
Source : Gallica

Portrait de Narcisse-Eutrope Dionne Narcisse-Eutrope Dionne,  Le Parler populaire des Canadiens français

“ « Notre maistre est en ses bonnes, Nous ferons tantôt une bonne chière, Tout ira par escuelles. »
Bonnet, n. m.
— Avoir la tête pris du bonnet, être prompt à se mettre en colère.
— Triste comme un bonnet de nuit, bien triste.
— Jeter son bonnet par-dessus les moulins, ne plus garder de retenue.
— Bonnet blanc, blanc bonnet, la même chose.
Bonnet carré, n. m. — Barrette, bonnet de prêtre.
Bonneter, v. a.
Flatter. Ex. A quoi sert d’aller le bonneter, tu n’obtiendras rien de plus.
”
Source : Wikisource

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