Résumé

Jules Bonnet Lettres de Jules Bonnet, 1851-1863 (1898)

Je ne manquerai pas de visiter les Archives ; mais sans espoir d'y rien rencontrer d'utile à recueillir pour le sujet qui m'occupe. L'aspect des lieux, la beauté du ciel, les impressions vivantes que l'on recueille à chaque pas, sur les hommes et sur les choses, sont là aussi de précieux documents pour écrire, peut-être les meilleurs de tous, et à mesure que j'avance, j'aspire, presque à mon insu,
toute une poésie italienne, qui se retrouvera, je l'espère, dans mes récits et ce sera là, sans parler des documents précieux conservés à Rome et à Naples, le plus beau fruit de mon voyage.
Source : Gallica

Jules Bonnet Lettres de Jules Bonnet, 1851-1863 (1898)

Du matin à quatre heures de l'après-midi, je travaille; ensuite, je cours; je fais mille visites au vol. Je me repose le soir chez quelques amis, comme on se repose à, Genève !
Il me tarde de retrouver mon ermitage de Clarens et ces idéales journées de recueillement et d'étude, éclairées d'un rayon de soleil, entremêlées de douces promenades, embellies par les charmantes amitiés qui nous environnent. Tout
cela me paraît si précieux et si beau, maintenant que j'en suis privé, et que je suis retombé dans ce torrent d'agitations qui constitue l'existence à Genève !
Source : Gallica

Jules Bonnet Lettres de Jules Bonnet, 1851-1863 (1898)

On passe par le Mont-Cenis et Suze; la scène des Alpes est, dit-on, encore fort belle de ce côté ; mais par un ciel gris, pluvieux, et froid, toutes les beautés sont voilées. Ce qu'on a de mieux à faire, c'est de se rejeter au fond d'une voiture et de s'envelopper de ses pensées qui vous tiennent du moins fidèle compagnie, et qui font vivre, par le souvenir ou l'espérance, dans un monde plus beau que celui qui est fermé aux yeux.
J'ai beaucoup joui, en dépit du temps le plus
maussade et le plus triste qu'on puisse imaginer, de mon séjour à Genève.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature