Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand, Les Femmes des Tuileries. La France et l'Italie… (1898)
“ Milan a dévasté ses jardins et dépouillé ses parterres ; un tapis parfumé couvre les dalles de la cité lombarde. A toutes les fenêtres à tous les balcons, branches vertes, couronnes tressées, fleurs effeuillées dans des corbeilles, que tiennent entre leurs mains les jeunes Milanaises, comme pour les processions de la Fête-Dieu. A un moment, le cheval de l'Empereur et celui du Roi, devenus le point de mire de tous les projectiles fleuris, se cabrent; et les souverains font signe aux belles Milanaises de mettre un peu de modération dans les transports de leur allégresse et de leur enthousiasme. ”
