Résumé

G. Libri Revue des Deux Mondes

On sait que, par ses dissensions avec la république de Venise, ce pape fut sur le point de bouleverser l’Italie, et que, pour soutenir ses violences théologiques, il fit périr sur l’échafaud d’illustres victimes qu’il avait attirées à Rome par trahison. Galilée, qui persistait, après la sentence contre Copernic, à rester à Rome et à soutenir le système du mouvement de la terre avec cette ardeur que donne le culte de la vérité, qu’il professa toujours, aurait peut-être fini par payer cher son insistance, si le grand-duc n’eût résolu de le soustraire promptement aux dangers qui le menaçaient.
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G. Libri Revue des Deux Mondes

Michel-Ange mourut le jour où naquit Galilée. Ce fut là comme un grand pronostic destiné à annoncer que désormais les arts, qui avaient fait la gloire de l’Italie, devaient céder le sceptre aux sciences, et que le règne de la philosophie allait commencer. Les artistes immortels qui ont fait la gloire du siècle de Léon X préparèrent cette révolution par l’étude de la nature qui fut toujours leur guide, et par le sentiment du beau qu’ils excitèrent à un si haut degré chez leurs contemporains, et qui a contribué puissamment, à toutes les époques, au développement des facultés de l’intelligence.
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Sentir, c’est le besoin du cœur, comme manger est celui du corps. Sentir, c’est s’attacher, c’est aimer ; l’homme, dut connaître la pitié, l’amitié et l’amour ; dès-lors la reconnaissance, la vénération, le respect. S’il en eût été autrement, il serait vrai de dire que le sentiment et la raison ne sont pas inhérens à l’homme, mais seulement des fruits de la société ; il n’y aurait alors point de sentimens et de raisons naturels, point de devoirs, point de vertu, point de conscience. Point de vertu ! Ce ne sera pas le citoyen de Genève qui nous dira ceci.
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