Joseph Méry,
Napoléon en Italie
(1859)
“ Un jour, le vent, parti des bords du lac de Côme Apporte un bruit lointain-à l'écho de ton Dôme, Noble cité ! bientôt l'espoir, ce bien perdu, Remonté vers le ciel, semble enfin descendu : Sur son lit de souffrance un peuple se réveille ; Il n'a qu'un même coeur, et qu'une même oreille, Il écoute, et du haut de sa vaste prison, Il entend résonner la foudre à l'horizon ! C'est le tonnerre ami, la voix de délivrance, La foudre du salut, le canon de la France ! C'est la victoire ailée ! elle a franchi les monts Et vient rendre la vie à ceux que nous aimons ! ”
