Résumé

Voyage à Goritz. (5 août 1880.… (1880)

J'ai été heureux de dire la messe au dôme et à l'autel de Notre-Dame des Fleurs. Beaucoup de recueillement et de piété dans l'assistance et nombreuses communions. A Florence, comme dans toutes les grandes villes de l'Italie, on signale un retour bien marqué aux anciennes croyances. Partout s'accroît, de jour en jour, l'horreur du peuple pour ces rêveurs égoïstes qui s'enrichissent à ses dépens, qui lui prennent son argent, son travail, son repos, et ne lui donnent, en retour, que des mots vides de sens : progrès, civilisation, lumières, unité de l'Italie, humanité, solidarité des peuples.
Source : Gallica

Voyage à Goritz. (5 août 1880.… (1880)

Il n'attend pas l'émeute, il ne la désire pas, et s'il fallait passer à travers des flots de sang pour arriver au trône, il préférerait ne pas régner et finir sa vie loin de sa patrie.
Qui sait même si dans ses communications avec Dieu, il ne lui demande pas chaque jour d'épargner à la France une pareille épreuve, et à son coeur de père la vue de ses sujets, ou plutôt de ses enfants, se déchirant, s'entregorgeant comme des ennemis.
Que des ambitieux vulgaires forment le rêve d'arriver au pouvoir par la terreur, la fusillade, la déportation, ils le peuvent.
Source : Gallica

Voyage à Goritz. (5 août 1880.… (1880)

L'Italie, on l'a dit maintes fois, est trop longue pour que le bâton ne se brise pas au milieu. Elle a trop de capitales pour qu'un jour l'esprit de race et de municipalité ne l'emporte pas sur une unité ruineuse et humiliante.
Trois choses attirèrent mon attention à Milan : la galerie vitrée où tous les soirs, hiver et été, le beau monde vient s'ébattre, le dôme et la vieille basilique de Saint-Ambroise.
Le dôme est grandiose. On dirait une montagne de marbre blanc, ou plutôt une pyramide de sel comme on en voit à Hyères ou sur les bords de l'étang de Berre.
Source : Gallica

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