Émile Bourquelot,
Souvenirs de voyage d'un Provinois dans le nord de l'Italie…
(1859)
“ Pardonnez l'égoïsme de cette réflexion, inspirée par un amour peut-être trop exclusif du pittoresque que cherche partout le voyageur. A mesure que vous vous éloignez de Nice, l'horizon se découvre; vos regards s'arrêtent sur les cimes élevées des Alpes maritimes; an-dessous de vous, s'entrouvent dans les profondeurs, d'immenses vallées, parsemées de riantes villas. Avancez encore, les rayons du soleil font étinceler la mer; en ce moment elle est couverte d'une multitude de petites voiles blanches, vous diriez autant de cygnes se jouant dans l'azur des flots. ”
