Émile Bourquelot,
Promenades en Égypte et à Constantinople
(1886)
“ A peine avons-nous dépassé le cimetière de Balouklu qu'un autre s'impose à notre attention : c'est le plus considérable de Constantinople. L'œil se perd dans les profondeurs d'une vaste forêt d'ifs, de mélèzes et de pins entremêlés de cippes en pierre et en marbre rehaussés de dorures et de peintures dont l'éclat n'éveille aucune idée mélancolique, pas plus que le spectacle des cavaliers qui caracolent allégrement dans les allées de ce parc sépulcral. En avançant, le chemin devient de plus en plus mauvais, c'est un casse-cou continuel, une succession interminable de bosses et d'ornières. ”

