Jehan d' Ivray, Au cœur du Harem (1911)
“ Le front petit, étroit, volontaire, disait l’entêtement et la cupidité de cette esclave, mère de prince, si terrible aujourd’hui pour ses anciennes compagnes.Mais le regard s’animait, la bouche s’ouvrait, et c’était le miracle. Cette femme avait trente ans ! Une flamme semblait courir dans ses prunelles et gagner la peau, qui se colorait d’un rose ardent. Jusqu’aux mains, longues et fines, — vraies mains de reine Orientale, graissées de pâtes d’amandes et enduites de parfums subtils — qui ne subissent à leur tour la métamorphose.Ces mains, à l’instar du visage, avaient une âme. ”
