Jehan d' Ivray

Résumé

Jehan d' Ivray L'Égypte éternelle (1921)

Le lotus était, sous les Pharaons, l’emblème de la haute et de la moyenne Égypte, tandis que le papyrus représentait le Delta.
La lionne, sa compagne, plus calme et plus douce, frôle en un balancement machinal et continu les barreaux de sa cage en attendant on ne sait quoi...
Les chats-tigres — toute une famille ! — regardent de leurs prunelles méchantes et semblent guetter l’occasion, toujours vaine, de mordre quelqu’un. Ils grimpent à l’arbre qui pare leur demeure, et de là-haut, le poil hérissé, la langue humide, ils menacent encore, de la voix et du geste, leurs craintifs admirateurs.
Source : Gutenberg

Jehan d' Ivray L'Égypte éternelle (1921)

La civilisation égyptienne ne pourra durer dans l’avenir que si elle est fondée par le peuple lui-même, que si le fellah, l’ouvrier, le commerçant, l’instituteur, l’élève et tout Égyptien, savent que l’homme a des droits sacrés auxquels il ne faut jamais toucher ; qu’il n’est pas créé pour être un instrument, mais pour mener une vie intelligente et digne ; que l’amour de la patrie est le plus beau sentiment qui puisse ennoblir une âme, et qu’une nation sans indépendance est une nation sans existence.
Source : Gutenberg

Jehan d' Ivray L'Égypte éternelle (1921)

Toutes les huttes, brillamment éclairées, faisant de ce coin d’Égypte comme une petite Venise au bord du fleuve, tandis que là-bas la voix de la mer, grondant en sourdine, berce les sérénades et les folles chansons !
Les dahabiehs amarrées forment de grandes masses noires, pareilles à des monstres endormis, tandis que les barques, les jolies barques si coquettes, voiles au vent, glissent dans la paix tiède du soir d’été...
Dans sa haute tour de fer, le phare tourne sans relâche, montrant et voilant sa vive lumière, comme étonné d’éclairer tant de vie et tant de gaîté.
Source : Gutenberg

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