J. T. de Belloc

Résumé

J. T. de Belloc Le pays des Pharaons (1890)

Le Nil, le Caire, cette ville des Mille et une Nuits, gardent toujours un parfum de poésie qui captive l'imagination.
L'Egypte renferme des ruines, des monuments superbes qui attestent sa gloire passée: Ce sont ces colosses de pierre, les Pyramides, œuvre gigantesque dans laquelle l'homme a voulu tenter l'ilnpossible. Il a amoncelé des blocs de pierre pour s'en faire une échelle grandiose comme s'il voulait s'élever jusqu'au ciel.
Les Égyptiens, constants dans leurs croyances, stables en toutes
choses, dédaigneux de l'innovation, bâtissaient pour l'éternité, selon des règles invariables.
Source : Gallica

J. T. de Belloc Le pays des Pharaons (1890)

Le lever et le coucher du soleil dans le désert sont d'un effet indescriptible. Le ciel revêt alors toutes les nuances, depuis le pourpre éclatant jusqu'au rose, que le sable reflète comme un miroir. Si, à ce moment, une caravane surgit à l'horizon et qu'on voie s'avancer les chameaux, à pas lents et majestueux, les Bédouins, avec leurs grands burnous blancs, inondés par les rayons ardents des derniers reflets du soleil, on croit contempler une apparition fantastique.
La Haute-Égypte, l'ancienne Thébaïde charme aussi le regard par ses merveilleuses ruines, par les souvenirs qu'elle évoque.
Source : Gallica

J. T. de Belloc Le pays des Pharaons (1890)

Karnak est la conception prodigieuse la plus grande, la plus complète que l'art humain ait jamais réalisée.
A en juger par l'emplacement de ces vastes ruines, la merveille de Karnak, de Thèbes, de l'Egypte entière, est le colossal édifice moitié palais, moitié temple, élevé par Osireï, le père de Sésostris, qui, lui aussi, y a mis la main. La salle des panégyries n'a pas moins, à elle seule, de cent quarante colonnes alignées par sept rangs. De telles proportions dépassent tout ce que l'architecture ancienne a laissé de plus vaste, de plus imposant.
Source : Gallica

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