Justin Taylor

L'Égypte (1857)

Résumé

Justin Taylor L'Égypte (1857)

Quand on arrive en Égypte par le Nil, on voit le pays par son beau côté. La campagne pourtant varie peu : ce sont toujours des palmiers isolés ou réunis, plus rares à mesure que l'on s'éloigne de Rosette; des villages bâtis en terre, une plaine sans limites, qui, selon les saisons, est une mer, ou un champ, ou une arène mouvante, puis un horizon dont les lignes se succèdent avec une désespérante uniformité ; un pays plat coupé de canaux, animé seulement par quelques troupeaux de chameaux ou de buffles, peuplé de fellahs à demi nus et dévasté par des hordes nomades.
Source : Gallica

Justin Taylor L'Égypte (1857)

La nature ne s'anime en Egypte, elle n'est vraiment belle que dans l'hiver. Alors la terre a revêtu sa robe de verdure. Fécondée par son hymen avec le fleuve, elle étale avec orgueil les fruits de son sein, ses beaux champs de riz, de maïs,
de sésame et de doura, ses bois d'orangers et de citronniers, ses bouquets de dattiers et ses allées de sycomores. La même monotonie règne encore dans l'ensemble des lieux, mais il a perdu sa physionomie morne et infertile. Le soleil, moins ardent, fatigue moins la vue et agit avec moins de force de répercussion.
Source : Gallica

Justin Taylor L'Égypte (1857)

Toute cette plaine, silencieuse aujourd'hui, réveille la pensée d'une grande existence éteinte qui a marqué sa place entre les villages de MitRahineh, d'Abousir, de Bedra-Chein. Les restes de Memphis sont surtout caractérisés par les pyramides encore debout à Midoun, à Bakahel-Kébir, à Metanieh, à Sakkarah, au village d'Abousir et à Dachour, l'ancienne Achantus dont parlent Strabon et Diodore, ville célèbre par un temple d'Osiris et par un bois sacré, formé d'acacias épineux, arbre vénéré des Égyptiens, parce qu'il défendait le littoral du Nil contre
l'envahissement des sables du désert.
Source : Gallica

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