Louis Reybaud,
La Syrie, l'Égypte, la Palestine et la Judée…
(1839)
“ Quand on arrive en Égypte par le Nil, on voit le pays par son beau côté. La campagne pourtant varie peu : ce sont toujours des palmiers isolés ou réunis, plus rares à mesure que l'on s'éloigne de Rosette ; des villages bâtis en terre, une plaine sans limites qui, selon les saisons, est une mer, ou un champ, ou une arène mouvante, puis un horizon dont les lignes se succèdent avec une désespérante uniformité ; un pays plat coupé de canaux, animé seulement par quelques troupeaux de chameaux ou de buffles, peuplé de fellahs à demi nus, et dévasté par des hordes nomades. ”
