Jules Lacroix de Marlès

Résumé

Jules Lacroix de Marlès Firmin, ou Le jeune voyageur en Égypte (1842)

Une plaine sans maisons, sans arbres, sans eau, sans verdure, sans un brin d'herbe, toute couverte d'un sable fin que le moindre vent vous jette dans les yeux! et puis, ces débris de cercueils, ces ossements épars, quelques pierres sépulcrales, ces pyramides qu'on voit aux deux extrémités, au nord et au midi! ah! je ne crois pas que rien au monde puisse être plus triste que la plaine des momies.
— C'est pourtant à cette plaine, qui vous semble si triste, dit M. Roland,, que les Grecs avaient donné le nom de Champs-Élysées. Elle était alors séparée de la ville par un lac dérivé du Nil
Source : Gallica

Jules Lacroix de Marlès Firmin, ou Le jeune voyageur en Égypte (1842)

Votre fils d'ailleurs me paraît heureusement né, et j'imagine que mon Firmin ne sera pas fâché d'avoir ce compagnon de voyage. Quanta M. de Hauterive, je vous réponds d'avance de son empressement à saisir l'occasion de reconnaître vos bontés pour nous ; mais puisque vous nous confiez votre fils pour l'emmener en France, pourquoi ne pas nous le confier dès aujourd'hui pour visiter avec nous l'Égypte? Nos jeunes gens profiteront de ce temps pour s'attacher l'un à l'autre ; Firmin est élevé dans les principes les plus purs.
Source : Gallica

Jules Lacroix de Marlès Firmin, ou Le jeune voyageur en Égypte (1842)

Quand on est une fois entré dans cette silencieuse demeure où la nuit est éternelle, on ne remonte plus au-dessus de la voûte terrestre.
— Ce que je puis dire, répliqua Firmin, c'est que si les pyramides n'ont pas été des tombeaux, leur intérieur n'a rien de gai; mais croyez-vous qu'elles ont été construites par les Israélites durant leur séjour en Egypte, comme le dit Josèphe ?
- Non, certes, je ne le crois pas, répondit M. Roland. Je prétends, au contraire, que l'assertion de cet historien est doublement erronée.
Source : Gallica

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