Jules Lacroix de Marlès, Firmin, ou Le jeune voyageur en Égypte (1842)
“ Une plaine sans maisons, sans arbres, sans eau, sans verdure, sans un brin d'herbe, toute couverte d'un sable fin que le moindre vent vous jette dans les yeux! et puis, ces débris de cercueils, ces ossements épars, quelques pierres sépulcrales, ces pyramides qu'on voit aux deux extrémités, au nord et au midi! ah! je ne crois pas que rien au monde puisse être plus triste que la plaine des momies. — C'est pourtant à cette plaine, qui vous semble si triste, dit M. Roland,, que les Grecs avaient donné le nom de Champs-Élysées. Elle était alors séparée de la ville par un lac dérivé du Nil ”
