Gustave Flaubert,
Notes de voyages
“ Les chameaux boivent lentement et énormément, il y a trois jours qu’ils n’ont bu. Il fait soif aussi pour nous et cette eau est exécrable ! les Ababdiehs ne veulent pas nous vendre du lait, seule nourriture qu’ils aient. La route tourne à gauche, nous descendons : les montagnes calcaires entourant cette plaine rappellent le Mokattam. Le ciel est tout chargé de nuages, l’air humide, on sent la mer, nos vêtements sont pénétrés de moiteur. Je désire ardemment être arrivé, comme toutes les fois que je touche à un but quelconque : en toute chose j’ai de la patience jusqu’à l’antichambre. ”
