Jean-Pierre Claris de Florian

Jean-Pierre Claris de Florian

Résumé

Portrait de Jean-Pierre Claris de Florian Jean-Pierre Claris de Florian Oeuvres posthumes de Florian..… (1838)

Hélas ! mon cœur na-t-il pas souffert assez ? J'ai cru ton enfant dans les flammes.
ARLEQUIN.
Mon enfant?. Est-il possible que la fausseté ait ce visage-là ? Allez, laissez-moi, je sais tout.
CAMILLE.
Vous savez tout !. Eh ! que pouvez-vous savoir ?
ARLEQUIN.
Je sais que cet enfant n'est pas le mien ; je sais que vous m'avez trahi ; que vous avez fait semblant de m'aimer pour mieux me tromper, pour mieux tromper celui qui vous adorait, celui qui ne vivait que pour vous : voilà ce qui m'indigne le plus ; car je ne parle pas de mariage, ce n'est rien, cela, auprès de l'amour.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Pierre Claris de Florian Jean-Pierre Claris de Florian Oeuvres posthumes de Florian..… (1838)

Par un mouvement plus rapide que la pensée, Moctader frappe l'oiseau de son bâton et le tue. Au même instant une femme brillante de jeunesse et d'attraits paraît à la place du mulot.
« Notre sort est accompli, le charme cesse (dit la fée à Moctader, qui ne revenait pas de sa surprise) ; ma rivale ou moi nous devions périr l'une a par l'autre : c'est à toi que je dois la victoire; « demande-moi tout ce que tu voudras. »
« Puissante fée, tout ce que je désire, c'est de a redevenir ce que j'étais. » - « J'y consens », dit la fée.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Pierre Claris de Florian Jean-Pierre Claris de Florian Oeuvres posthumes de Florian..… (1838)

MISTRISS CLIFFORD A LADY BELTON.
Clifford-Castle.
Tes deux lettres, chère Anna, me sont parvenues presque en même temps. La première m'avait
préparée au triste contenu de la seconde : mais, pour l'avoir prévu, je n'en ressens pas moins vivement ton malheur. Cependant, ma tendre amie, il ne faut pas t'en laisser accabler. Ma devise, à moi, c'est que tant qu'on respire on espère : hélas ! la mort seule détruit l'espérance. Mais tu dois y croire ; ce ne sont pas des larmes qui te rendront le bonheur : je pleurerai sur tes maux ; mais toi, songe à les faire cesser.
Source : Gallica

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