Isabelle de Montolieu,
Cécile de Rodeck, ou Les regrets…
(1829)
“ Jamais, jusqu'à ce jour, aucun homme n'a fait sur moi une impression aussi forte et aussi cruelle; mais c'est que jamais aussi personne ne m'a traitée comme lui. Pas un mot, Ernestinel il n'a pas adressé une seule fois la parole à cette Cécile. Ah! j'ai de la peine encore à me persaader que tout ce que je viens de te raconter ne soit pas un jeu de mon imagination. Ernest, l'ami de mon enfance, le compagnon de mes jeux, celui qui devait l'être de ma vie entière que mes parens et les siens m'avaient destiné. ”
