Donatien Alphonse François de Sade,
Cahiers personnels ; Notes pour les Journées de Florbelle…
(1953 & 1964)
“ Pendant ce petit dialogue, Adélaïde sonnait. Une sœur ouvre, et, en se jetant aux pieds de la princesse, elle lui dit : — Qui que vous soyez, bénissez-moi, car je suis une grande pécheresse. Adélaïde s’émeut en la relevant : les âmes sensibles s’épanchent, se dilatent toutes les fois qu’on fait vibrer les cordes de leur existence. — Ma sœur, lui dit la princesse, croyez que quelque grands que soient vos péchés, le ciel vous les pardonnera quand il verra votre repentir... Peut-on pénétrer dans cette sainte retraite ? Peut-on s’animer au feu divin de vos âmes célestes ? ”
