Armentès et Adélaïde ou le spectre du chateau de Montenard (1802)
“ Adélaïde éprouva l'effet de cette influence terrible de l'absence de l'amour. Elle versa des larmes sitôt qu'elle n'apperçut plus son amant. Sans cesse elle avait les regards tournés vers le lieu où se trouvait la terre d'Armentès : elle lui envoyait au moins des soupirs : tout lui devint insipide, jusqu'à ses plus chères occupations : penser au chevalier , fut son unique soin pendant plusieurs jours. L'espérance aurait dû soutenir l'ame d'Adélaïde , et bercer son esprit de ses douces illusions ; elle n'opéra point cet effet sur elle : au contraire, des sentimens pénibles ”
