Résumé

Armentès et Adélaïde ou le spectre du chateau de Montenard (1802)

Adélaïde éprouva l'effet de cette influence terrible de l'absence de l'amour. Elle versa des larmes sitôt qu'elle n'apperçut plus son amant. Sans cesse elle avait les regards tournés vers le lieu où se trouvait la terre d'Armentès : elle lui envoyait au moins des soupirs : tout lui devint insipide, jusqu'à ses plus chères occupations : penser au chevalier , fut son unique soin pendant plusieurs jours.
L'espérance aurait dû soutenir l'ame d'Adélaïde , et bercer son esprit de ses douces illusions ; elle n'opéra point cet effet sur elle : au contraire, des sentimens pénibles
Source : Gallica

Armentès et Adélaïde ou le spectre du chateau de Montenard (1802)

Alors le bonheur s'établit entièrement dans le château. Le baron , comblé des caresses de ses enfans et sur-tout d'Armentès, apprit à chérir celui-ci. Il
s'applaudit chaque jour davantage de sa conduite, et perdit bientôt l'humeur sombre qu'avaient fait naître en son ame les événemens qui avaient précédé. M. Barré se retira chargé des bénédictions de tous. Les deux époux reprirent leurs forces, et bientôt ils trouvèrent , au sein de la volupté, les fruits les plus doux de l'amour et le prix de tous leurs sacrifices.
Source : Gallica

Armentès et Adélaïde ou le spectre du chateau de Montenard (1802)

Le baron se décida: il fut même formé une promesse des deux côtés à cet égard.
Ce qui porta, te comte à poursuivre sa résolution, ce fut la découverte de l'impression que s'étaient faite mutuellement les deux jeunes gens. Adélaïde, qui jusqu'alors n'avait vu que des hommes très-ordinaires chez son père, fut émue en voyant le chevalier, qu'elle distingua en un instant de ceux-ci. Ses qualités ostensibles séduisirent son imagination, et son coeur inclina pour le jeune Armentès : lorsque l'imagination est enchaînée , le coeur est sans défense, ou, plutôt, c'est elle qui l'ouvre à l'amour.
Source : Gallica

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