A.-P. Algare, Chants napoléoniens, poésies nationales… (1863)
“ Dresser ma tente et lancer mon coursier. J'aime ces mers de sable, océans sans rivages, Où vole en liberté mon léger destrier. Oui, le désert me plaît; il réjouit ma vue. Je sens mon coeur s'emplir d'une ivresse inconnue Au seul aspect de sa grandeur. Salut, vaste désert ! Immensité profonde, Mer sans bornes, salut! — C'est en vain que le monde M'offrit plaisirs, richesse, honneur. Toujours j'ai préféré, dans ces déserts sauvages, Dresser ma tente et lancer mon coursier. J'aime ces mers de sable, océans sans rivages, Où vole en liberté mon léger destrier. ”
