Claude Anet,
Les Roses d'Ispahan-La Perse en Automobile
(1906)
“ Vers cinq heures, la force du soleil est moins grande. Nous descendons et voulons aller à pied au relais. Nous voici dans le désert, marchant au cri de «Vers Ispahan!» mais le sable épais est si fin qu’il roule sous les pieds; la marche est impossible. Alors nous revenons à la diligence. Sous une ombrelle Emmanuel Bibesco se couche à l’ombre illusoire d’un arbuste nain et déclare qu’il finira ses jours là; d’autres s’installent sur le sable au ras des roues; il semble qu’on soit assis sur un four.A droite, nous avons des montagnes neigeuses et lointaines. ”
