“ Quiconque n’est pas accoutumé à en manger, est relâché les premières fois qu’il en goûte, et c’est ce qui m’arriva, lorsque j’en mangeai à Isfahân. Les habitants d’Isfahân ont une belle figure ; leur couleur est blanche, brillante, mélangée de rouge. Leur qualité dominante est la bravoure ; ils sont, en outre, généreux, et déploient une grande émulation dans les repas qu’ils se donnent les uns aux autres. ”
Isfahan
Définition et enjeux
Isfahan, gare ferroviaire majeure de l'Iran, constitue un nœud stratégique reliant la ville à Mashhad et Bandar Abbas. Son statut de gare terminale et ses infrastructures en développement, comme le métro en cours de construction, en font un point de passage crucial.
Ibn Battuta évoque la ville comme un centre de courage et de générosité, tandis que Bellan la place au cœur de récits historiques liés au Shah Abbas. Frédé, lui, met en avant ses jardins et son architecture. Ces visions, mêlant géographie, histoire et culture, révèlent une Isfahan à la fois ancienne et moderne, où le passé s'inscrit dans les projets du présent.
Citations sur “Isfahan”
Lectures de famille choisies dans la collection du Magasin pittoresque (1872)
“ Nadir monta sur la colline et promena des regards d'admiration sur tout ce qui l'entourait. D'un côté, la plaine avec ses quinze cents villages, ses canaux, ses aqueducs, encadrés dans une végétation magnifique ; de l'autre, Ispahan, ses deux cents mosquées, ses quarante mille caravansérails et palais ; Ispahan, cette ville merveilleuse, dont les Persans ont dit avec raison : Isfahan nesfi djéhan ! Ispahan est la moitié du monde ! Après avoir terminé ses prières, Nadir-Khouli descendit dans le faubourg et entra dans les galeries du pont Alaverdi-Khan. ”
Lucien-Louis Bellan, Chah 'Abbas 1er : sa vie, son histoire (1932)
“ Ils dressèrent procès-verbal du testament politique fait verbalement par le Châh en faveur de son petit-fils, firent signer cet acte par tous les familiers de la Cour et l'envoyèrent porter au Gouverneur d'Isfahân, Khosrô Mîrzâ, frère de Bagrât Khân, l'ancien Valî de Géorgie, par un exprès, Mohebb 'Alî Bè, le Lèlè des Esclaves du Palais. Cette mesure prise, ils quittèrent Achraf, à destination de la capitale, emportant avec eux le corps du Châh, qu'ils déposèrent à Kâchân dans l'Imâm Zâdè Hâbîb Mûsâ. Le 16 février (23 Djamâdî II 1038) , ils allèrent à Isfahân baiser les pieds de Safî Mirzâ ”
