Laure Bernard

Élements biographiques

Laure Bernard Contes et conseils à la jeunesse… (1833)

MATHILDE.
N'y était-elle pas souffrante avant de
venir à Paris? Tu espères, toi, c'est tout naturel, on a toujours confiance dans le bonheur des autres. Si ta mère était malade, moi aussi, je te rassurerais; mais tu ne me croirais pas non plus,
ELISE.
Mathilde, je ne peux pas souffrir que tu supposes aimer mieux ma tante que je ne l'aime.
MATHILDE.
Mais cela ne saurait être autrement; et, pour te le prouver je t'avoue que je n'ai rien aimé autant qu'elle, pas une de mes tantes, pas même toi, les jours où tu te montres mon amie, ma sœur. Mais voyons ce que t'écrit ta mère.
Source : Gallica

Laure Bernard Excursions lointaines : moeurs et coutumes de la Perse (1863)

Ailleurs on le voit saisir d'une main la crinière d'un lion, qu'il poignarde de son autre main. La splendeur des habits et de la couronne de Djemchyd offensait les yeux de ses sujets, comme les rayonnements du soleil, lorsqu'il se montrait en public assis sur son trône d'or. En ce temps-là le vin était encore inconnu aux Persans. Le roi, descendant du petit-fils de Noé, l'inventa à son tour, par un singulier hasard. Djemchyd aimait, dit-on, extrêmement le raisin. Il voulut en faire conserver dans des vases qui furent portés dans les caves de son palais.
Source : Gallica

Laure Bernard Contes et conseils à la jeunesse… (1833)

Avez-vous remarqué que la famille de votre mère ne vous aime pas?
MATHILDE.
J'ai cru m'en apercevoir plus d'une fois, mais si vous en savez les motifs, dites-lesmoi; je ferai tout pour qu'on les oublie.
Mme DE CHARLEUX.
Votre volonté n'y peut rien, c'est un tort de naissance.
MATHILDE.
Eh ! comment cela se peut-il ?
Mme DE CHARLEUX.
Votre mère est riche; pendant longtemps ses sœurs ont pu espérer que leurs enfans seraient ses héritiers; c'est une ambition qu'on peut pardonner à des mères; cependant un jour madame de Lagarde annonça qu'elle voulait adopter une enfant.
Source : Gallica

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