Laure Bernard, Contes et conseils à la jeunesse… (1833)
“ MATHILDE. N'y était-elle pas souffrante avant de venir à Paris? Tu espères, toi, c'est tout naturel, on a toujours confiance dans le bonheur des autres. Si ta mère était malade, moi aussi, je te rassurerais; mais tu ne me croirais pas non plus, ELISE. Mathilde, je ne peux pas souffrir que tu supposes aimer mieux ma tante que je ne l'aime. MATHILDE. Mais cela ne saurait être autrement; et, pour te le prouver je t'avoue que je n'ai rien aimé autant qu'elle, pas une de mes tantes, pas même toi, les jours où tu te montres mon amie, ma sœur. Mais voyons ce que t'écrit ta mère. ”
