Barbara Juliane von Krüdener,
Valérie
“ Mon Ernest, je viens te parler encore une fois avant de disparaître de la terre. J'ai tenu ma parole; j'ai tenu les promesses de l'enfance, les serments d'un âge plus mûr, je t'ai aimé jusqu'à la mort. Ne t'effraie pas de ce mot, la mort elle-même n'est qu'une illusion: c'est une nouvelle vie cachée sous la destruction. L'amitié ne meurt pas; la mienne attend celle d'Ernest dans les demeures inébranlables du repos. O mon Ernest! si tu avais pu fermer mes yeux, garder mon dernier regard dans ton coeur, pour te consoler dans ces moments où tu te diras: Je ne le reverrai plus! ”
