Jack London,
Le Talon de fer
(1908)
“ C’était le prodrome de la hurle, et je devais l’entendre plusieurs fois ce soir-là, — la manifestation de la brute s’éveillant dans l’homme, ou de l’homme dans toute la sincérité de ses passions primitives. Et ce bruit, ils n’avaient pas conscience de l’avoir produit. C’était le grondement de la horde, expression de son instinct et sa démonstration réflexe. Dans ce moment, en voyant leurs faces se durcir et l’éclair de la lutte briller dans leurs yeux, je compris que ces gens-là ne se laisseraient pas facilement arracher la maîtrise du monde. Ernest poursuivit son attaque. ”

