Résumé

Portrait de Georges Sorel Georges Sorel,  Réflexions sur la violence

“ Pendant longtemps, le socialisme n’a guère été qu’une utopie : c’est avec raison que les marxistes revendiquent pour leur maître l’honneur d’avoir changé cette situation : le socialisme est devenu une préparation des masses employées par la grande industrie, qui veulent supprimer l’État et la propriété ; désormais, on ne cherchera plus comment les hommes s’arrangeront pour jouir du bonheur futur ; tout se réduit à l’apprentissage révolutionnaire du prolétariat. ”
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Portrait de Georges Sorel Georges Sorel,  Réflexions sur la violence

“ Examinons maintenant de près les raisons qui faisaient redouter à Renan une décadence de la bourgeoisie [28] ; il était frappé de la ruine des idées religieuses : « un immense abaissement moral, et peut-être intellectuel, suivrait le jour où la religion disparaîtrait du monde. Nous pouvons nous passer de religion, parce que d’autres en ont pour nous. Ceux qui ne croient pas sont entraînés par la masse plus ou moins croyante ; mais le jour où la masse n’aurait plus d’élan, les braves eux-mêmes iraient mollement à l’assaut. » C’est l’absence de sublime qui fait peur à Renan ”
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Portrait de Georges Sorel Georges Sorel,  Réflexions sur la violence

“ Nos journaux démocratiques entretiennent cette passion avec beaucoup d’art, dans la pensée que c’est le meilleur moyen d’abrutir leur clientèle et de se l’attacher ; ils exploitent les scandales qui surgissent dans la société riche ; ils entraînent leurs lecteurs à éprouver un plaisir sauvage dès qu’ils voient la honte pénétrer au foyer des grands de la terre. Avec une impudence qui ne laisse pas que d’étonner parfois, ils prétendent servir ainsi la cause de la morale superfine qui leur tiendrait autant à cœur, à ce qu’ils disent, que le bien-être des classes pauvres, et que leur liberté ! ”
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