“ L’idée de grève générale est à ce point motrice qu’elle entraîne dans le sillage révolutionnaire tout ce qu’elle touche. Grâce à elle, le socialisme reste toujours jeune, les tentatives faites pour réaliser la paix sociale semblent enfantines, les désertions de camarades qui s’embourgeoisent, loin de décourager les masses, les excitent davantage à la révolte ; en un mot, la scission n’est jamais en danger de disparaître. ”
Georges Sorel
Résumé
L'œuvre Georges Sorel, publiée par l'essayiste et théoricien du syndicalisme révolutionnaire, examine les tensions entre socialisme et capitalisme à travers une critique acérée de la bourgeoisie et des politiciens. Sorel souligne le rôle de la grève générale comme levier de la révolution prolétarienne, dénonçant les démagogues et l'exploitation des travailleurs.
Ses textes, parus dans des revues comme Revue des Deux Mondes, combinent mythe et action, affirmant que la violence et la lutte des classes sont inévitables pour rassembler les masses. Cette réflexion, marquée par l'influence de Marx et Jaurès, demeure un fondement du syndicalisme révolutionnaire.
Citations de Georges Sorel (Georges Sorel)
“ Vous savez, aussi bien que moi, que ce qu’il y a de meilleur dans la conscience moderne est le tourment de l’infini ; vous n’êtes point du nombre de ceux qui regardent comme d’heureuses trouvailles les procédés au moyen desquels on peut tromper ses lecteurs par des mots. C’est pourquoi vous ne me condamnerez point pour avoir attaché un si grand prix à un mythe qui donne au socialisme une valeur morale si haute et une si grande loyauté. Bien des gens ne chercheraient pas dispute à la théorie des mythes si ceux-ci n’avaient des conséquences si belles. ”
“ Il est certain, en effet, que pour amener les travailleurs à regarder les conflits économiques comme des images affaiblies de la grande bataille qui décidera de l’avenir, il n’est point nécessaire qu’il y ait un grand développement de la brutalité et que le sang soit versé à flots. Si une classe capitaliste est énergique, elle affirme constamment sa volonté de se défendre ; son attitude franchement et loyalement réactionnaire contribue, au moins autant que la violence prolétarienne, à marquer la scission des classes qui est la base de tout le socialisme. ”
