Georges Sorel

Élements biographiques

Portrait de Georges Sorel Georges Sorel Georges Sorel

L’idée de grève générale est à ce point motrice qu’elle entraîne dans le sillage révolutionnaire tout ce qu’elle touche. Grâce à elle, le socialisme reste toujours jeune, les tentatives faites pour réaliser la paix sociale semblent enfantines, les désertions de camarades qui s’embourgeoisent, loin de décourager les masses, les excitent davantage à la révolte ; en un mot, la scission n’est jamais en danger de disparaître.
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Portrait de Georges Sorel Georges Sorel Georges Sorel

Nos journaux démocratiques entretiennent cette passion avec beaucoup d’art, dans la pensée que c’est le meilleur moyen d’abrutir leur clientèle et de se l’attacher ; ils exploitent les scandales qui surgissent dans la société riche ; ils entraînent leurs lecteurs à éprouver un plaisir sauvage dès qu’ils voient la honte pénétrer au foyer des grands de la terre. Avec une impudence qui ne laisse pas que d’étonner parfois, ils prétendent servir ainsi la cause de la morale superfine qui leur tiendrait autant à cœur, à ce qu’ils disent, que le bien-être des classes pauvres, et que leur liberté !
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Portrait de Georges Sorel Georges Sorel Réflexions sur la violence

Que, dans beaucoup de circonstances, dans celles notamment qui sont les plus propres à agir sur les constructions de l’esprit qu’on rapporte au bon sens, l’unité de la société doive être prise en très sérieuse considération, c’est ce qu’aucune personne raisonnable ne songera à contester. On peut dire, en effet, que l’unité sociale nous presse de tous côtés, en quelque sorte, dans le cours ordinaire de l’existence, parce que nous sentons s’exercer, presque tout le temps, les effets d’une autorité hiérarchisée, qui impose des règles uniformes aux citoyens d’un même pays.
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