Georges Sorel,
La révolution dreyfusienne
(1909)
“ Joseph Reinach croit que les ouvriers sont allés au syndicalisme révolutionnaire par la faute des socialistes parlementaires. Ceux-ci « ont pensé contenter le peuple en lui jetant tous les matins, comme les Césars d'autrefois le pain et les jeux du cirque, des moines et des prêtres loin de le satisfaire, ils l'ont déçu à la fois dans son besoin de bien-être et dans sa soif d'idéal » (p. 429) . A qui sait lire, cette phrase paraîtra singulièrement cruelle pour les amis de l'idéaliste Jaurès, qui fut le plus ardent de tous les excitateurs de l'anticléricalisme. ”

